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août 09, 2009

Sugestão de leitura: LE LIBRAIRE DE KABOUL


Fiche :
Auteur Asne Seierstad
Traduction Céline Romand-Monnier


Résumé :

Présentation de l'éditeur :

Asne Seierstad a vécu le printemps suivant la défaite des taliban chez Sultan Khan, libraire à Kaboul. Elle nous fait partager, dans ce récit très vivant et toujours respectueux, la vie quotidienne des épouses, enfants, frères et soeurs d'une famille où chaque destin est riche d'émotion et dont le chef incontestable est Sultan, l'amoureux des livres.«Quand les communistes sont arrivés, raconte-t-il, ils ont brûlé tous mes livres, après il y a eu les moudjahidin, trop occupés à se battre entre eux pour se soucier de moi, mais une fois le régime des taliban installé, mes livres étaient de nouveau condamnés au bûcher.»A travers cette chronique saisissante, c'est un Afghanistan aux mille facettes que l'on découvre, un pays en ruine et en pleine renaissance où un peuple tente timidement de se défaire du passé dans l'espoir d'une vie meilleure.



Extrait :

Le désir d’amour d’une femme est tabou en Afghanistan. Il est interdit aussi bien par le stric code de l’honneur des clans que par les mollahs. Les jeunes gens ne peuvent prétendre à aucun droit de se rencontrer, de s’aimer, de choisir. L’amour a peu à coir avec la romance, qui bien au contraire peut constituer un crime grave, puni de mort. Les indisciplinés sont assassinés de sang-froid. Quand un seul des deux subit la peine de mort, c’est toujours, sans exception, la femme.

Les jeunes femmes sont avant tout un objet d’échange ou de vente. Le mariage est un contrat conclu entre les familles ou au sein des familles. Son utilité pour le clan est un facteur décisif – les sentiments entrent rarement en ligne de compte. Depuis des siècles, les femmes afghanes doivent composer avec l’injustice dont elles sont victimes. Il existe cependant des témoignages de femmes sous forme de chants et de poésies. Il s’agit de chansons qui ne sont pas censées être entendues et leur écho se limite aux montagnes ou au désert.

Elles protestent par « le suicide ou le chant », écrit le poète afghan Sayd Bahodine Majrouh dans un livre sur la poésie des femmes pachtounes. Avec l’aide de sa belle-sœur, il a rassemblé ces poèmes. Majrouh a été assassiné par des fondamentalistes à Peshawar en 1988. Ces poèmes et comptines appartiennent à la tradition populaire et sont transmis près du puits, en route pour le champ, au four. Ils évoquent les amours interdites, où l’amant, sans exception, est un autre que le mari, et la haine envers ce mari souvent beaucoup plus âgé. Ils expriment aussi la fierté d’être femmes et le courage dont elles font preuve. Ces poèmes sont appelés landays, ce qui signifie « le bref ». Limités à quelques vers et rythmés, comma « un cri, une fureur, un coup de dague » écrit Majouh.

Gens cruels, vous voyez qu’un vieillard m’entraîne vers sa couche
Et demandez pourquoi je pleure et m’arrache les cheveux !
Ô mon Dieu ! tu m’envoies de nouveau la nuit sombre
Et de nouveau je tremble de la tête aux pieds, car je dois monter dans le lit que je hais.

Cependant, les femmes, dans ces poèmes, savent aussi être révoltées, elles risquent leur vie par amour, dans une société où la passion est interdite et le châtiment impitoyable.

(…)

La plupart de ces cris évoquent la déception et une existence non vécue. Une femme prie Dieu que dans sa prochaine vie elle soit pierre plutôt que femme. Pas un de ces poèmes n’aborde le thème de l’espoir. Au contraire, le désespoir règne. Le fait que ces femmes n’ont pas assez vécu, qu’elles n’ont pas obtenu assez de leur beauté, de leur jeunesse, qu’elles n’ont pas suffisamment connu les joies de l’amour.

(…)

Ces poèmes sont aussi très suaves. Avec une « brutale sincérité », la femme glorifie « son corps, l’amour charnel et le fruit défendu » – comme si elle souhaitait choquer les hommes, « les provoquer dans leur virilité ». (Pages 60 à 64)

Le mariage est une sorte de petite mort. Pendant les premiers jours qui le suivent, la famille de la mariée est endeuillée comme lors d'un enterrement. On a perdu, vendu ou donné une fille. C'et surtout les mères qui portent le deuil, elles qui ont toujours tout su sur leur fille, où elle allait, qui elle rencontrait, ce qu'elle mangeait. Elles ont passé la plus grande partie de chaque journée ensemble, elles se sont levées en même temps, ont balayé la maison ensemble, ont cuisiné ensemble. Après le mariage, la fille disparaît, elle passe d'une famille à l'autre. Complètement. Elle ne vient pas rendre visite à sa famille quand bon lui semble, mais uniquement quand son mari l'y autorise, et sa famille non plus ne peut pas se rendre chez elle sans y être invitée.

Dans un appartement de l'immeuble 37 de Microyan, une mère pleure sa fille, qui vit à une heure de marche. Mais que Shakila soit dans le village de Deh Khudaïadad, juste en dehors de Kaboul, ou dans un pays étranger à des milliers de klilomètres de l'autre côté de l'océan, la situation est la même. Tant qu'elle n'est pas sur le matelas à côté d'elle à boire du thé et à manger des pralines, c'est aussi triste. (Pages 139-140)



Critique/Presse :

RFI : Chronique saisissante d'un Afghanistan aux mille facettes et travail de fond sur un pays, Le libraire de Kaboul est aussi le récit d'un printemps vécu dans un pays interdit d'amour.

Le Journal du Dimanche - Bernard Pivot Asne Seierstad raconte en détail la vie quotidienne de cette famille de Kaboul. Passionnant témoignage d'une femme qui a de la sympathie pour les Khan et pour l'Afghanistan, mais dont le flegme nordique est mis à rude épreuve devant une réalité souvent insupportable qui humilie et détruit.

Expliquant le destin individuel à travers l'histoire collective, l'auteure procède à une synthèse subtile des événements du dernier siècle. Les différents membres de la famille Khan sont ainsi présentés, sans complaisance, en regard du contexte social et avec une insistance particulière sur la condition de la femme afghane. http://www.voir.ca

Petite remarque perso : Les journaux télévisés ont débordé d’informations sur l’Afghanistan. Kaboul, les taliban, la guerre… Mais comme toujours à la télévision, la vague déferle jusqu'à l'écoeurement, puis se tarit pour disparaître complètement. Avec le Libraire de Kaboul, on pénètre dans le cercle d’une famille : celle de Sultan, au quotidien, dans ses travaux, dans ses craintes, dans ses espoirs, dans ses cris, dans ses silences... dans ses larmes.

L’auteur nous décrit en particulier la condition des femmes, leur extrême impuissance, leur résignation à un sort imposé par les hommes. Leur peur.

Asne Seierstad est journaliste, occidentale. Elle connaît bien l’Afghanistan, elle est femme, mais elle jouit d’un statut très différent de celui des femmes afghanes. Elle ne juge pas, elle raconte ce qu'elle a vu, ce qui lui a été confié, ce qu'elle a vécu, sans complaisance.

L'Islam est toujours présent, en toile de fond, dans chaque acte, dans chaque décision, c'est à lui qu'on se réfère.

Et au moment où la modernité montre le bout de son nez, au sein même des familles, beaucoup d'ambiguités et de contradictions demeurent :

"En bien des domaines, Sultan était un libéral. Lorsqu'il était en Iran, il avait acheté des vêtements occidentaux pour Sonya et lui. Il parlait volontiers de la burkha comme d'une cage opprimante et se réjouissait de ce que le nouveau gouvernement comptait des femmes parmi ses ministres. De tout son coeur il souhaitait que l'Afghanistan devienne un pays moderne et il savait parler avec chaleur de la libération des femmes. Mais au sein de sa famille, il restait le patriarche autoritaire."
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Source: http://pagesperso-orange.fr/mondalire/libraire_kaboul.htm
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Disponível na Babel

novembre 11, 2008

Anna Gavalda -Petit Robert 2009 - orthographe


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Anna Gavalda -Petit Robert 2009 - orthographe
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Anna Gavalda est une femme de lettres française, née le 9 décembre 1970 à Boulogne-Billancourt.

mai 27, 2008

Boris Vian




O Dictionnaire de Culture Générale Micro Robert o define como ‘écrivain français’, mas esta é apenas uma das facetas do gênio Boris Vian, engenheiro por formação. Ele não foi apenas escritor, o que já seria muito, tendo em conta a diversidade de sua produção escrita: romances, crônicas, roteiro de filmes, óperas, comédias musicais, esquetes, etc. Ele foi, a um só tempo, tradutor, compositor, trompetista, diretor artístico, crítico musical, ator, cantor. É bem verdade que Boris Vian tornou-se muito mais conhecido como escritor do que como cantor/compositor, mesmo na França. Apesar de já terem sido repertoriadas em torno de 700 canções suas, ela ainda é considerada um gênero menor dentro de sua vasta produção. Entretanto, para o próprio Boris Vian, a canção ocupava um lugar de extrema importância dentre as suas inúmeras atividades. Tanto que jamais se contentou somente com a inspiração, ele estudou a história da música, seus diferentes gêneros, suas técnicas de criação e de difusão e possuía uma visão completa do papel do compositor, do músico, do editor, do crítico, do produtor de rádio, do cantor.

É importante ressaltar que suas composições não têm nada da canção francesa a que nossos ouvidos estão habituados, ou seja, romântica e quase dramática, como ‘La vie en rose’, ‘Ne me quitte pas’etc[1] . Sua música é carregada de ironia, uma de suas canções mais conhecidas, ‘Le déserteur’, foi escrita em plena guerra da Argélia e teve repercussão tal que Boris Vian foi o primeiro a se surpreender com os efeitos causados por ela. A esse respeito ele diz: ‘Repreendem à minha canção ser antimilitarista. Eu não sei de nada, não acredito. Eu só sei uma coisa, que ela é violentamente pró-civil.’ Em outra de suas músicas, ‘Je suis snob’, Boris Vian critica os frequentadores da Saint-Germain-des-Prés, de um modo bem humorado e exagerado. E quem eram, na época, os frequentadores de Saint-Germain-des-Prés? Ninguém menos que o próprio Boris Vian, Jean-Paul Sartre, simone de Beauvoir e outros intelectuais não menos ilustres.

Sua vida não foi muito longa, nasceu em 1920 e morreu em 1959, é sabido que sua obra foi influenciada pela perspectiva da morte, ele sabia que morreria jovem devido a um problema cardíaco que já o incomodava aos dezoito anos. Casou-se com Michelle Léglise em 1941, depois da separação, Michelle se tornará amante de Jean-Paul Sartre e, desempenhará um papel importante na vida do filósofo até a sua morte em 1980. É a ela que ele confiará um bom número de seus manuscritos depois doados à Bibliothèque Nationale.

Em 1947, sob o pseudônimo de Vernon Sullivan, Boris Vian já era o autor famoso de ‘J’irai cracher sur vos tombes’, este romance, muito violento para a época, inaugurou um novo gênero na França, o ‘roman policier noir’ e trouxe-lhe fama e uma multa de 100.000 francos. O livro foi transformado em filme, mas ao que parece Boris Vian não gostou nada do resultado. L'Écume des Jours é considerada sua obra prima.

[1](esta de Jacques Brel, cantor e compositor belga)


Leila Terlinchamp
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Le déserteur
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mai 20, 2008

Sugestão de leitura: Cosmétique de l'ennemi


Résumé du livre


'Sans le vouloir,j'avais commis le crime parfait : personne ne m'avait vu venir, à part la victime. La preuve, c'est que je suis toujours en liberté.' C' est dans le hall d'un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d'avance. Il lui a suffi de parler. Et d'attendre que le piège se referme. C' est dans le hall d'un aéroport que tout s'est terminé. De toute façon, le hasard n'existe pas.

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Dans le genre de la farce, on trouve difficilement mieux qu'un livre d'Amélie Nothomb. C'est pour ça qu'on la lit. Inutile de chercher ailleurs la raison de son succès : Amélie fait rire. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'elle n'est jamais sérieuse, pas du tout. On aurait tort de croire ça. C'est tout le contraire : rien n'est plus sérieux que la farce ; de même que rien n'est plus farceur que le sérieux. Pourquoi pas ? Ça peut même être encore plus rigolo. A en perdre la boule, pour un peu. Regardez le dernier roman de notre miss, et d'abord son titre : de qui se moque-t-on ? pourrait se demander un esprit chagrin. On n'a pas idée de vous faire ça, aussi : "Cosmétique de l'ennemi" ! Quelle plateforme. On n'était pas habitué. Qu'est-ce que ça veut dire, cosmétique de l'ennemi, hein ? Il nous faudra attendre jusqu'à la page 103 pour le savoir : "La cosmétique, ignare, est la science de l'ordre universel, la morale suprême qui détermine le monde. Ce n'est pas ma faute si les esthéticiennes ont récupéré ce mot admirable." Voilà qui est bien jeté, n'est-ce pas ? Et sans prendre de gants, vous l'avez remarqué. Ainsi le titre inviterait-il d'entrée à l'énoncé d'un système philosophique. Mais posé par un ennemi. Eh ! Eh ! Voilà qui commence à dérider notre lecteur chagrin voire à faire monter l'eau à sa bouche, comme on dit. C'est qu'on nous promet tout simplement l'adversité sous forme d'un discours.
Continuez ici.
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Disponivel na nossa biblioteca.
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février 21, 2008

Sugestao de leitura Lettres volées - Gérard Depardieud


Lettres volées


Résumé du livre

25 lettres, écrites par l'acteur, à ses proches et amis : à sa mère, sa femme, François Mitterrand, Isabelle Adjani, Catherine Deneuve... 25 lettres, pleines de tendresse, faites d'aveux, de secrets, dans lequel Gérard Depardieud lève une partie du voile entourant sa vie privée.

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Disponível em nossa biblioteca.

Sugestão de leitura: Une passion dans le désert

Honoré de Balzac est né le 20 mai 1799 à Tours. Issu d'une famille bourgeoise, il est mis en nourrice à Saint-Cyr-sur-Loire jusqu'à l'âge de quatre ans. De 1807 à 1813, il est pensionnaire au collège des oratoriens de Vendôme. Dès seize ans il poursuit sa formation à Paris. Honoré est placé sans tarder comme clerc chez l'avoué Guillonnet de Merville et s'inscrit à la faculté, où il suit pendant trois ans des cours de droit civil, de droit romain, de procédure civile et criminelle.
Une passion dans le désert, Honoré de Balzac

Un petit extrait:

Ce spectacle est effrayant ! s'écria-t-elle en sortant de la ménagerie de M. Martin.

Elle venait de contempler ce hardi spéculateur travaillant avec son hyène, pour parler en style d'affiche.

- Par quels moyens, dit-elle en continuant, peut-il avoir apprivoisé ses animaux au point d'être assez certain de leur affection pour ... ?

- Ce fait, qui vous semble un problème, répondis-je en l'interrompant, est cependant une chose naturelle.

- Oh ! s'écria-t-elle en laissant errer sur ses lèvres un sourire d'incrédulité.

- Vous croyez donc les bêtes entièrement dépourvues de passions ? lui demandai-je ; apprenez que nous pouvons leur donner tous les vices dus à notre état de civilisation.

Elle me regarda d'un air étonné.

- Mais, repris-je, en voyant M. Martin pour la première fois, j'avoue qu'il m'est échappé, comme à vous, une exclamation de surprise. Je me trouvais alors près d'un ancien militaire amputé de la jambe droite, entré avec moi. Cette figure m'avait frappé. C'était une de ces têtes intrépides, marquées du sceau de la guerre et sur lesquelles sont écrites les batailles de Napoléon. Ce vieux soldat avait surtout un air de franchise et de gaieté qui me prévient toujours favorablement. C'était sans doute un de ces troupiers que rien ne surprend, qui trouvent matière à rire dans la dernière grimace d'un camarade, l'ensevelissent ou le dépouillent gaiement, interpellent les boulets avec autorité, dont enfin les délibérations sont courtes, et qui fraterniseraient avec le diable. Après avoir regardé fort attentivement le propriétaire de la ménagerie au moment où il sortait de la loge, mon compagnon plissa ses lèvres de manière à formuler un dédain moqueur par cette espèce de moue significative que se permettent les hommes supérieurs pour se faire distinguer des dupes. Aussi, quand je me récriai sur le courage de M. Martin, sourit-il et me dit-il d'un air capable, en hochant la tête . (.....)

Si vous voulez lire un peu plus cliquez ici.

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O mesmo trecho em português:

- É assustador esse espetáculo! – exclamou ela, ao sair do circo de feras do Sr. Martin.
Acabava de ver aquele ousado especulador trabalhando com sua hiena, para falar em estilo de cartaz.
Por que meios – continuou – terá conseguido domesticar seus animais para estar tão seguro da afeição deles a ponto de ...?
Esse fato que lhe parece um problema - respondi, interrompendo-a – é no entanto uma coisa natural.
Oh! – exclamou, deixando errar nos lábios um sorriso de incredulidade.
Julga então os animais inteiramente desprovidos de paixões? – perguntei-lhe. – Pois fique sabendo que nós lhe podemos dar todos os vícios devidos ao nosso estado de civilização.
Ela olhou-me com ar atônito.
Mas ao ver o sr. Martin pela primeira vez – prossegui – confesso que me escapou, como a você, uma exclamação de surpresa. Encontrava-me então perto de um antigo militar com a perna direita amputada, que entrara junto comigo. Aquele rosto me impressionara. Era uma dessas fisionomias intrépidas, marcadas com o selo da guerra e nas quais estão escritas as batalhas de Napoleão. Aquele velho soldado tinha antes de mais nada um ar de franqueza e bom humor, coisa que sempre me predispõe favoravelmente. Era sem dúvida um desses veteranos a quem nada surpreende, que encontram assunto para rir na última careta de uma camarada, enterram-no ou saqueiam-no alegremente, interpelam as balas com arrogância, enfim, cujas deliberações são rápidas, e que bem seriam capazes de confraternizar com o diabo. Depois de olhar atentamente o proprietário do circo no momento em que saía da barraca, meu companheiro franziu os lábios de modo a expressar um zombeteiro desdém com essa espécie de significativo muxoxo que se permitem os homens superiores, a fim de distinguirem dos ingênuos. Assim, quando me espantei da coragem do Sr. Martin, ele sorriu e disse-me com ar de suficiência, abanando a cabeça. (...)

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Disponível na biblioteca, Une passion dans le désert seguida de Sarrazine. Livro pequeno, 121 páginas, leitura agradável, nível intermediário, com um pouquinho de esforço dá para ler.

septembre 28, 2007

Sugestão de leitura: Deux amours cruelles

Deux amours cruelles

Junichiro Tanizaki

Traduit du japonais par Kikou Yamata.

Préface de Henry Miller.

Stock, sept.2002, 159 pages, ISBN 2-234-5512-6, prix : 7,50 €

Este livro compreende duas histórias: l’histoire de Shunkin, et Ashikari, une coupe dans les roseaux.

Esta edição que li traz um prefácio interessantíssimo que não é de Mário de Andrade, mas de Henry Miller. Ele fala do seu amor pela arte e literatura japonesa e diz que elas têm sobre ele um efeito misto. “Tenho, às vezes, a sensação de que tudo aquilo se passa em outro planeta e fala de uma espécie que acaba de ser descoberta, outras vezes, sinto que tudo isto me é conhecido, que é a expressão mesma do homem original, a mais humana possível, a mais universal de todas as raças da terra.”

L’histoire de Shunki, a primeira das histórias, relata a vida de Koto Mozuya conhecida como Shunkin, filha de uma família rica. Shunkin tinha muitos talentos, a família a respeitava e investia nela. Aos nove anos, entretanto, Shunkin perde a visão e torna-se professora de música. Era extremamente exigente e punia com severidade seus alunos. Sasuke era aprendiz da família de Shunkin, apaixona-se por ela quando ainda menina, torna-se seu discípulo, atende todos os seus caprichos, mas não é aceito como esposo por causa de sua condição social inferior. Shunkin o aceita como amante e ainda assim, nunca assume publicamente a relação. Nada abale, porém, os sentimentos de Sasuke, ele comete os atos mais extremos por Shunkin. Quando ela, por causa de sua arrogância, é vítima de um atentado e seu belo e seu belo rosto fica, para sempre, desfigurado, Sasuke fura os próprios olhos para não vê-la naquele estado.

Ashikari, a segunda história, trata da vida de Oyu, uma jovem viúva impedida pela família do falecido marido de se casar novamente por causa da obrigação de cuidar de seu filho.

Sugestão de leitura: Dur, Dur

Dur, Dur
Banana Yoshimoto

Banana Yoshimoto nasceu em Tokyo no dia 24 de julho de 1964. Seu nome verdadeiro é Yoshimoto Maiko e escolheu este pseudônimo porque gostou da sonoridade. Seu pai, Yoshimoto Takaaki, é crítico literário, logo, Banana esteve, desde muito cedo, ligada ao mundo da literatura. Ela estudou artes e literatura na universida Nihon e ganhou seu primeiro prêmio literário em 1986 com sua novela "Moonlight Shadow". Em 1987, Banana escreveu a novela que a tornou mundialmente famosa, "Kitchen" que foi ganhadora do Kaien Magazine New Writer, um prêmio concedido a novos escritores.

Comprei e li ainda em Bruxelas, em maio, este pequeno livro, Dur, Dur que reúne duas pequenas novelas que tratam da morte, da memória, das relações familiares e outras.

A primeira conta a história de uma mulher que está ‘rememorando’ sua relação com outra mulher que morreu, logo depois do rompimento das duas, em um incêndio em seu apartamento. A segunda história é sobre a morte da irmã da narradora, ela conta a dor, a sua e a da família ao se depararem, do dia para a noite, com a inevitável morte de uma pessoa tão jovem e querida. O tema em si não é tão orginal, mas é narrado com muita sensibilidade. Eu gostei muito, principalmente desta segunda novela.

Leila S. Terlinchamp

Obs: Disponível em nossa biblioteca

septembre 24, 2007

Sugestão de leitura - Les mots


Les mots(1964) - Jean-Paul Sartre - Editions Gallimard

A primeira leitura que fiz de Les Mots foi em 1990, no curso de Letras, releio-o agora, tantos anos depois e percebo que ainda me lembro de muita coisa, muitas passagens. Entretanto, ao abrir o livro, nada me vinha à cabeça, pensei que tudo tivesse se apagado. Bobagem duvidar tanto da memória, ainda que eu estivesse senil seria impossível esquecer, por exemplo, de uma das últimas frases do livro “Rien dans les mains, rien dans les poches” que Caetano Veloso usou na sua música Sem lenço, sem documento, no trecho “Nada no bolso ou nas mãos, eu quero é seguir vivendo….”.

Este livro, única narrativa autobiográfica de Jean-Paul Sartre, é dividido em duas partes: Ler e Escrever, os dois acontecimentos mais importantes da sua vida. A etapa mais relevante desta biografia é a infância do escritor. Pois é, parece que ele já nasceu escritor, em criança já agia como um escritor, se imaginava adulto e escritor, brincava de escritor …e revela tudo isso com humor, desmistificando muito da infância e também da profissão, com forte espírito crítico.

Sartre fala muito da mãe que é mostrada como uma quase irmã, o pai ele perdeu cedo, tinha menos de um ano, e foi viver com a mãe na casa de seus avós maternos, Charles et Louise Schweitzer. O Avô e sua biblioteca exerceram grande influência na vida do escritor.

A criança não sofreu com a morte do pai, muito ao contrário, foi a sua morte que o tornou livre, ‘não há bom pai e não é culpa dos pais’ mas das ‘relações paternas que são podres.’ Teve, assim, uma infância feliz vivida, basicamente, no meio dos adultos. Tudo isso deve ser, sem dúvida é, importante na formação do escritor e do homem, mas o mais interessante do livro é mesmo o leitor e o escritor em formação, a descrição da sua relação com os livros antes mesmo de saber ler, a relação com a própria biblioteca que é comparada a um templo sendo o livro a sua religião.

Uma parte do livro de certa forma engraçada, é quando os primórdios do cinema são mostrados e o autor diz: ‘era o divertimento das mulheres e das crianças.’ Não era exatamente divertimento de ‘gente séria’. Sartre e a mãe adoravam.

Visto que não havia dúvida de que Sartre seria mesmo escritor o avô o aconselha a ser, ao menos, realista, encarar as coisas de frente, sabia ele que escritores famosos tinham morrido de fome e que outros tinham se vendido? Se Sartre quisesse conservar sua independência convinha escolher uma segunda profissão, ser professor, por exemplo. A literatura não alimentava.

Outro ponto que destaco é quando, quase no final, o autor afirma que não tem especial talento para a escrita, que seus livros sentem ao ‘suor e esforço.’

Sartre nasceu em 1905, recusou o prêmio Nobel em 1964, morreu em 1980.

Frase interessante: “Dans nos sociétés en mouvement les retards donnent quelquefois de l’avance.” P. 55

Leila S. Terlinchamp

Sugestão de leitura - Une soif d’amour


De Yukio Mishima (1925-1970)
(Pseudonyme de Kimitake Hiraoka)

Este livro de Mishima com título que lembra os romances Sabrina concentra-se na personagem da jovem Etsuko. Fria, ela assiste com certo prazer à morte do marido, Ryosuke, que, ela imagina, a enganava e a tratava com a mais dolorosa indiferença. Viúva, passa a viver na casa do sogro, Yakichi, e torna-se sua amante. Na mesma casa, no campo, vivem os cunhados, cunhadas de Etsuko e as crianças.
Etsuko, uma aristocrata, apaixona-se por um dos empregados da casa de Yakichi, o jovem e belo Saburo. Guiada pela paixão, pelo egoísmo e pelo ciúme a jovem aristocrata manipula o sogro e o próprio Saburo que mal percebe o que acontece ao seu redor e muito menos os sentimentos que inspira. Na sua simplicidade de homem do campo o rapaz é mais dado às sensações que aos sentimentos, ele e Miyo, também empregada da casa, fazem amor quando sentem vontade de fazer amor, sem refletir sobre o sentimento em si, sem nada que os una além da atração física. Miyo fica grávida de Saburo e é nesse ponto que
a narrativa corre e todas as facetas de Etsuko são claramente mostradas. Ela não pode perdoar a Saburo o fato de amá-lo e não ser correspondida (se é realmente amor o sentimento que ela nutre), o fato de sofrer por ele.


Mishima nasceu em Tóquio, em 1925, é mais conhecido no ocidente pela morte
espetacular do que pela obra em si. Em 1970 suicidou-se segundo o ritual do Seppuku, o suicídio foi minuciosamente preparado, ao final do ritual teve a cabeça decepada, como mandava o figurino. Masakatsu Morita, aparentemente amante de Mishima, tinha sido designado para esta tarefa mas não foi capaz de cumpri-la, Koga terminou o trabalho e Masakatsu, por sua vez, matou-se também de acordo com o ritual.
Mishima escreveu 40 novelas, uma vintena de peças de teatro, mais de vinte livros de conto e vários ensaios. Foi três vezes candidato ao prêmio Nobel.


Leila Silva Terlinchamp

obs: Disponível em nossa biblioteca.

août 15, 2007

Sugestão de leitura - Amélie Nothomb


Biografia da Fome[1]


Amélie Nothomb é uma escritora belga que nasceu em 13 de agosto de 1967 em Kobe, no Japão onde o pai trabalhava como diplomata. Seus livros são traduzidos em 35 países, ela publica em média um livro por ano, vende sempre em torno de 700.000 exemplares de cada.
Biografia da fome é, certamente, um título estranho, mas o personagem do livro não é realmente a fome e sim a própria Amélie Nothomb, ela e sua fome de tudo, doces, vida, amor. As primeiras páginas não me interessaram muito e a sua tentativa de explicar a escolha do assunto partindo de Vanuatu, um lugar que vive na abundância - o problema ali não é a fome, mas o contrário - parece uma introdução meio forçada. A partir da página dezesseis já começa pelo menos a ficar engraçado. O humor, a ironia, sobretudo ao tratar da infância, são os pontos fortes de A. Nothomb. É, então, ao falar da China e fome, que começa o interesse dessa sua narrativa autobiográfica, ‘a campeã da barriga vazia é a China’, diz a autora, e é por isso mesmo, pela necessidade de transformar tudo em comida que os chineses atingiram a excelência, o refinamento na arte culinária e não pararam aí, a fome os levou a descobrir tudo, a pensar em tudo, a tudo ousar “Estudar a China, é estudar a inteligência.” Escreve Nothomb.
Amélie narra neste Biografia da Fome a sua infância no Japão onde ela começou a estudar no Yôchien (Jardim de infância), ali ela era a única criança não-nipônica, certo dia foi desnudada pelas outras crianças que queriam se certificar se ela era ‘toda branca’. Ela conta ainda que seus pais foram educados na fé católica, esta fé eles perderam para sempre ao chegarem ao Japão e serem confrontados a outras religiões, ao perceberem que outros povos viviam de forma ‘sublime’ sem nunca terem ouvido falar no cristianismo. Era como se tivessem lhes pregado uma peça durante a vida toda ao lhes incutirem o dogma de ‘uma só religião boa e verdadeira.’Em 1972 a família se muda para a China, o primeiro choque para a pequena Amélie que tinha nascido ali no Japão e que julgava que aquele fosse o seu país. A China era para ela o estrangeiro, em tudo o contrário do seu Japão, vivia fechada num gueto reservado aos estrangeiros, proibidos de dirigirem a palavra aos chineses pois isso equivaleria a enviá-los a uma prisão. Em Pékin Amélie vai descobrir outras nacionalidades além dos japoneses, belgas e os raros americanos que via no Japão. É sempre com muita ironia que a autora trata disso e de outras descobertas, prioriza sempre o ponto de vista da criança que era. Volta e meia relembra o Japão de forma nostálgica, quanto mais vive a China, mais sente falta do Japão.Três anos depois, em 1975, o pai é transferido para Nova Yorque. Amélie tem oito anos, ela e a irmã, Juliette, um pouco mais velha que ela, ficam cada vez mais unidas e tentam tirar o máximo desta experiência, da liberdade que lhes era oferecida ali. Os pais também saem muito, vão ao teatro, cafés. Um dos maiores problemas de Amélie nesta época era equacionar o número de meninas apaixonadas por ela no Lycée Français onde estudava, ela estava apaixonada só por duas e havia dez se arrastando atrás dela, algumas a irritavam, outras ela tratava com uma condescendência de rainha. O seu sucesso se devia ao fato de ser ela a melhor aluna da classe. O outro problema era tentar ser amada ao extremo pela mãe e por Inge, a linda baby sitter belga que ela tentava seduzir com poemas. Foram mais três anos em Nova Iorque e, em 1978 partem para Bangladesh. Pode-se imaginar o choque, sobretudo para as duas irmãs, elas preferem passar o tempo em casa lendo. Um dia o pai leva a família a Jalchatra onde uma belga tinha criado um leprosário e se ocupava dia e noite dos doentes. Dormem ali por alguns dias, no meio do nada, sem luz elétrica, vendo a belga tratar dos doentes e sem compreender aquela abnegação, mas respeitando. O pai, que estava tentando conseguir ajuda do governo belga para o leprosário decidira que a família devia participar com ele da viagem, não costumava poupar as filhas das realidades dos lugares onde viviam.Quanto mais se aproxima do final, mais interessante se torna a sua história e mais rápida também são as passagens. Anorexia na adolescência, alcoolismo (segundo ela desde a tenra infância), a ida para Bruxelas aos dezessete anos para estudar Letras na Université Libre de Bruxelles e, finalmente, a volta para o Japão depois de se formar. Esta experiência no Japão é relatada no seu livro Stupeur et Tremblements[2] que foi transformado em filme[3], um bom filme, aliás, saiu em 2003, mas acho que não foi muito além do circuito europeu.Mais de uma vez a autora faz referência a seus livros anteriores, primeiro refere-se a Métaphysique des tubes[4] (p.31) e depois Le Sabotage Amoureux[5] (p.61), quando fala da mudança para a China. Conheço os dois, são todos autobiográficos como este e tratam também da infância.

Mais sobre A. Nothomb na Wikipedia.
Em português aqui e aqui.
[1] Biographie de la faim. Amélie Nothomb. Le livre de poche – Albin Michel, 2004
[2] Temor e Tremor. Bizâncio 2000 e ASA 2004. Medo e Submissão, editora Record, 2001.
[3] Filme de Alain Corneau, França, 2003, com Sylvie Testud, Kaori Tsuji, Taro Suwa, Bison Katayama, Yasunari Kondo
[4] A Metafísica dos Tubos, Bizâncio, 2001 e Editora Record, 2003.
[5] Literalmente, A Sabotagem amorosa, não sei se foi traduzido para o português.

Leila S. Terlinchamp
obs: Temos este e outros livros de A. Nothomb disponíveis em nossa biblioteca.

juin 28, 2007

Leia nas férias!


Imagem: Van Gogh
Le lectrice
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Nossa biblioteca está disponível inclusive nas férias. Abaixo vocês encontrarão algumas sugestões de títulos em francês, temos muitos outros, tanto em francês quanto em inglês, espanhol ou português.
BIOGRAPHIE DE LA FAIM . Amélie Nothomb
COSMÉTIQUE DE L´ENNEMI . Amélie Nothomb
COLLECTION FLORILÉGE . Jules Verne
IMPÉRATRICE DE CHINE . Pearl Buck
LA JOIE DE VIVRE . Émile Zola
LA MAISON DE CLAUDINE . Colette
LA PESTE . Albert Camus
LA RELIGIEUSE . Diderot
PIAF . Simone Berteaut
VOL DE NUIT . Saint Exupéry
VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE . Jules Verne

mai 16, 2007

Sugestão de leitura - La raison d'être de la littérature


La raison d'être de la littérature

La raison d'être de la littérature é o discurso pronunciado por Gao Xingjian, em dezembro de 2000 ao receber o prêmio Nobel de Literatura.
Gao Xingjian nasceu na China, em 1940, mas, por razões políticas trocou o seu país pela França em 1988. Sua obra mais conhecida é A Montanha da Alma.
Em La raison d'être de la littérature Gao Xingjian discute o papel do escritor, da literatura, o papel do seu país e da política na sua formação. Segundo ele “O escritor é um homem ordinário, talvez ele seja simplesmente mais sensível, e os homens mais sensíveis são sempre mais frágeis. O escritor não se expressa como porta-voz de um povo nem como incarnação da justiça; sua voz é forçosamente fraca, entretanto, a voz deste tipo de indivíduo é muito mais autêntica.” E continua “Eu gostaria de dizer que a literatura não pode ser senão a voz de um indivíduo, sempre foi assim.” (...) “É a literatura que permite ao ser humano conservar a sua consciência de homem.” “....a criação literária é um luxo, uma pura satisfação do espírito.”
Estas são algumas frases isoladas do discurso e perdem muito da dimensão, mas dá pelo menos uma idéia do pensamento do escritor. Ele não deixa de lembrar os grandes escritores que não tiveram, como ele, a sorte do reconhecimento em vida, como exemplo, Kafka e Fernando Pessoa, o mais profundo poeta do século XX. E agrade a academia sueca.

Leila S. Terlinchamp
obs: Disponível em nossa biblioteca, esse e outros livros do autor. Em francês.

mai 06, 2007

Simenon

Escritores belgas francófonos:

O escritor belga francófono mais célebre no mundo é Simenon (1903-1989), o criador do inspetor Maigret. Georges Simenon nasceu em Liège e começou cedo a publicar, com apenas dezessete anos e foi um escritor extremamente produtivo, dizem que em 15 dias ele era capaz de escrever uma novela. Claro, era considerado pela crítica um escritor menor, um sucesso comercial. É verdade que boa parte da sua obra foi escrita com o intuito de fazer dinheiro, mas nem toda e o escritor vem sendo reconceituado agora. Viveu em diferentes lugares, Liège, Paris e em alguma cidade da Suíça, muitas de suas obras foram adaptadas para o cinema. Simenon tem uma biografia das mais conturbadas, quem se interessar em saber mais sobre assunto pode conferir (em português) aqui e http://www.xenia.com.br/jornal/simenon.htm aqui. Simenon já foi acusado, inclusive por alguém da própria família, de ter colaborado com os alemães durante a Segunda Guerra. Não sei se isso tem fundamento ou não, tenho amigos de Liège mesmo que levam isso a sério e detestam a pessoa Simenon. Não é para desculpá-lo, evidentemente, mas não terá sido o único escritor a fazê-lo. O escritor francês Louis-Ferdinand Céline tem um passado muito mais sujo, era abertamente anti-semita e colaborou com os nazistas ou ainda o escritor americano Ezra Pound. É duro para quem gosta tanto de literatura aceitar que escritores brilhantes como Céline, Ezra Pound e outros tenham tomado essas posições, mas c´est la vie!
“Ele é o maior de todos… o mais verdadeiro romancista que tivemos na literatura.”André Gide
Vou escrever outro post sobre os escritores belgas francófonos para que este não fique muito longo e chato e depois vou falar o que puder sobre os escritores flamengos que conheço tão pouco.

Nous voici à l’écrivain belge le plus célèbre au monde : Georges Simenon. Quant la guerre commence, il a déjà, comme Steeman, publié bon nombre de titres qui l’ont fait connaître d’un large public. En 1940 paraît « Le bourgmestre de Furnes », l’un de ses meilleurs romans, de la veine de ceux qui ont valu à Simenon la réputation non d’un auteur de policiers, mais de romans psychologiques. Citons encore, à titre d’échantillons, « L’horloger d’Everton » (qui date de la période « américaine », soit 1945-1955), des enquêtes du commissaire Maigret.
Tous les livres de Simenon, à des titres divers, sont des oeuvres d’atmosphère. Elles relèvent d’une sorte de « néo-naturalisme », dans la mesure où les personnages semblent fréquemment menés par une fatalité incontournable, et leur comportement comme pré-déterminé par le lieu dont ils sont issus. Mais leur intérêt provient surtout d’une écriture parfaitement adaptée à l’imaginaire du récit, de l’absence d’importunes « explications » psychologiques, de motifs obsédants comme le regard, l’attente, le silence.

janvier 27, 2007

Sugestão de leitura - Impératrice de Chine

Impératrice de Chine
Pearl Buck
Le livre de Poche


Impératrice de Chine é um romance histórico que trata da vida de Tzu Hsi, uma mulher que ficou no poder, na China, por quarenta e sete anos, de 1861 até 1908, ano de sua morte. Venerada por alguns e odiada por outros.

Tzu Hsi foi escolhida, dentre inúmeras meninas manchus, como concubina para o imperador Xianfeng. Em 1856 Tzu Hsi deu à luz o único herdeiro de sexo masculino do Imperador Xianfeng e foi, por isso, elevada à categoria Consorte Imperial Yi. O Imperador Xianfeng morreu em 1861, o príncipe herdeiro tinha apenas cinco anos, assim Tzu Hsi começou a reinar e só deixou a cidade proibida e o poder por um curto período, deixando os negócios de estado a cargo de seu filho. Afirmam, entretanto, que ela nunca esteve, de fato, afastada do poder, seus espiões eunucos traziam-lhe todas as informações. Seu filho, o imperador Tongzhi, morreu muito cedo, aos 19 anos e Tzu Hsi voltou a ocupar o trono. Não sem violar algumas das leis de sucessão segundo alguns historiadores. Impératrice de Chine narra a história de Tzu Hsi até pouco antes de sua morte.

A autora, Pearl S. Buck, nasceu em 1892 em Hillsboro, West Virginia. Filha de dois missionários cristãos, foi para a China quando tinha três meses de idade, os pais tinham sido enviados numa missão. Assim Pearl Buck cresceu na China, só voltou para os Estados Unidos para freqüentar o Randolph-Macon Woman’s College em Lynchburg, Virginia. Saiu-se muito bem nos estudos, mas não se sentia em casa nos Estados Unidos e preferiu voltar para a China depois de formada.

Em 1931 publicou The Good Earth, pelo qual recebeu o prêmio Pulitzer em 1932, em 1938 recebeu o prêmio Nobel de literatura. Morreu em 1973.
...
Disponível na biblioteca.
Leila S. Terlinchamp

novembre 21, 2006

Fables de la Fontaine


Jean de la Fontaine (1621-1658)

Le Rat de ville et le Rat des champs


Autrefois le rat des villes
Invita le rat des champs,
D'une façon fort civile,
A des reliefs d'ortolans.

Sur un tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis.
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.

Le régal fut fort honnête :
Rien ne manquait au festin;
Mais quelqu'un troubla la fête
Pendant qu'ils étaient en train.

A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit :
Le rat de ville détale ,
Son camarade le suit.

Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne aussitôt ;
Et le citadin de dire :
«Achevons tout notre rôt.

-C'est assez, dit le rustique ;
Demain vous viendrez chez moi.
Ce n'est pas que je me pique
De tous vos festins de roi ;

Mais rien ne vient m'interrompre :
Je mange tout à loisir.
Adieu donc. Fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre!»
...............

Le Corbeau et le Renard

Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître renard par l'odeur alléché ,
Lui tint à peu près ce langage :
«Et bonjour Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli! que vous me semblez beau!
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois»
A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec laisse tomber sa proie.
Le renard s'en saisit et dit: "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute."
Le corbeau honteux et confus
Jura mais un peu tard , qu'on ne l'y prendrait plus.
.....

Le Chêne et le Roseau

Le chêne un jour dit au roseau :
"Vous avez bien sujet d'accuser la nature ;
Un roitelet pour vous est un pesant fardeau ;
Le moindre vent qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête.
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est aquilon ; tout me semble zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrai de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'arbuste,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci :
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables ;
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin." Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le nord eût porté jusque là dans ses flancs.
L'arbre tient bon ; le roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.

novembre 17, 2006

Michel Tournier

Né à Paris en 1924, il fait ses classes à Saint-Germain en Laye et au lycée Pasteur de Neuilly. Suit les cours de philosophie de la Sorbonne et de l'université de Tübingen. Un échec à l'agrégation de philosophie en 1950 lui ferme les portes de l'université. Il gagne alors sa vie à la Radiodiffusion Française puis à Europe I.

Il se définit comme un "contrebandier de la philosophie", cherchant à faire passer Platon, Aristote, Spinoza et Kant dans des histoires et des contes. Il juge la valeur de ses oeuvres en fonction inverse de l'âge de ses lecteurs les plus jeunes. Il passe ainsi pour un auteur pour enfants, ce dont il se défend. "Je n'écris pas pour les enfants, dit-il, j'écris avec un idéal de brièveté, de limpidité et de proximité du concret. Lorsque je réussis à approcher cet idéal - ce qui est hélas rare - ce que j'écris est si bon que les enfants aussi peuvent me lire." C'est ainsi qu'il considère ses contes PIERROT OU LES SECRETS DE LA NUIT et AMANDINE OU LES DEUX JARDINS comme ses meilleures oeuvres parce qu'elles sont d'inspiration métaphysique et passionnent des enfants de six ans. VENDREDI ou LA VIE SAUVAGE a dépassé en France les 3 millions d'exemplaires.
Michel Tournier vit dans la Vallée de Chevreuse à 40km au sud-ouest de Paris dans le presbytère d'un minuscule village où il était le voisin d'Ingrid Bergmann.


Obs: Publicado no Brasil pela editora Presença.